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U Agneau, qui est le petit de la Brebis, est l’image de l’innocence et de la candeur.
Il y a beaucoup de pays où l’on boit le lait de Brebis ; on en fait aussi du beurre, moins bon que celui de Vache, et d’excellens fromages; mais c’est sur-tout, pour sa toison , qui est la laine de nos draps et de nos matelas, que l’on soigne les Brebis et les Moutons; on les tond tous les ans, et quand elles commencent à vieillir, on les engraisse pour manger leur chair. Leur graisse donne du suif qui est meilleur que celui des autres Animaux ruminans. Leur peau sert à plusieurs usages , et on en fait du parchemin. Les cordes des violons et des autres instrumens sont faites avec leurs boyaux, que l’on a filés ; enfin il y a une espèce de noir de fumée qui se fait avec leurs os brûlés.
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Nous ne parlerons pas de toutes les races de Brebis ; chez nous il n’y a que le mâle qui ait ordinairement des cornes ; cependant on voit en France des Brebis à deux, et même à quatre cornes, mais l’espèce étrangère la plus remarquable de cet animal est celle que l’on appelle Mouton de Barbarie ; sa queue est large et applatie, et pèse plus à elle seule qu’un gros Agneau; il y en a même de si pesantes que l’on est obligé d’attacher derrière les cuisses de ces Brebis une petite brouette qui supporte la queue.
J’ai vu quelquefois des Enfans maltraiter dans les campagnes ces utiles et intéressans Animaux,

