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on na quà rattacher les paquets qui sont encore

près fie lui dans la même situation que la veille.

Ce que nous venons de dire du Chameau sappli­que au Dromadaire , qui n'en est quune variété; seulement ce dernier est plus petit que lautre, et na quune bosse sur le dos, au lieu que le Cha­meau en a deux. Le Dromadaire est beaucoup plus commun que le Chameau, et cest cette espè­ce danimal que lon promène quelquefois dans les rues de Paris, ou que lon y fait voir par curiosi­ ; il marche très-dillicilement sur le pavé et dans les terreins humides et glissans, tandis quil fait en un jour dans les sables de lArabie deux fois plus de chemin quun Cheval, quoiquil ait une charge trois fois plus forte que celle qui convient à ce dernier animal.

Ce nest pas seulement par les grands services quil rend pour le transport des marchandises et des voyageurs que le Chameau est utile; son jroil est doux et fin, et lon en fait des étoffes ; la chair du jeune Chameau est bonne et saine; son urine produit de Vammoniac, qui est une substance très- utile dans plusieurs arts ; enfin sa fiente même, lorsquelle est desséchée, sert de litière, et brûle ensuite aussi bien que le bois sec.

Cependant le Chameau est fort laid ; sa démar­che semble lourde, son cri nexprime que la dou­leur, et il a quelque chose de stupide dans les mouvemons : mais lorsquon se rappelle ses bon­nes qualités, son extrême utilité, on sent quil ne faut pas plus juger les animaux que les hommes

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