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caressant lorsquils sont bien traités, il y en a peu qui ne cèdent à leur naturel, qui est lhypocrisie et la trahison.

Les Chats sauvages ne diffèrent du Chat domesti­que que par leur couleur, qui est constante; leur caractère, qui est moins formé à la dissimulation, et qui est plus ouvertement méchant.

On fait des fourrures avec la peau du Chat, et lon file le poil de celui dAngora, que lon emploie quelquefois aussi à faire des chapeaux.

La défiance que cet animal inspire est bien pro­pre à corriger de la dissimulation et de lhypocrisie.

LA CHEVRE.

Cet animal, dont le mâle sappelle Bouc , est très-remarquable par sa longue barbe; dailleurs il est fort commun dans nos climats, sur-tout dans les pays montagneux.

Quoique la Chèvre soit vive, capricieuse, vaga­bonde , quelle courre, bondisse au moment on sy attend le moins, elle sattache cependant plus à lhomme que la Brebis ; elle le suit mieux, et il y a des pays elle sert de nourrice à de petits enfans ; alors elle se prête avec complaisance à tout ce quon exige delle, et semble adopter son nourrisson.

Cet animal est précieux aussi en ce quil est moins sujet aux maladies, et moins sensible à la chaleur que le Mouton ; mais le froid lincommode

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