L E COUCOU.
Ce triste Oiseau, a le plumage d’un gris rayé et moucheté de blanc, les pieds, les coins du bec et le tour des yeux jaunes. Il fait entendre dans les journées d’été un chant monotone et ennuyeux, répète sans cosse coucou, et c’est à cette espèce de cri qu’il doit son nom.
Les Coucous disparaissent tous en hiver : quelques personnes croyaient qu’ils hivernaient dans des creux d’arbres ; mais comme on n’en a jamais découvert on France dans cotte saison, il parait certain qu’ils vont chercher d’autres climats.
Le Coucou est remarquable par une singularité qu’on no peut attribuer qu’à un vice de conformation: la femelle cirerclic un nid de quelqu’ Oiseau d’une autre, espèce à - peu - près de sa taille, dévore les oeufs qu’elle y trouve, ou en laisse seulement quelques-uns , y dépose le. sien et s’enfuit. L’Oiseau a qui appartient le nid couve l’oeuf du Coucou avec les autres, et donne ainsi la vie à un ingrat qui peut-être l’été suivant viendra enlever les oeufs de sa mère adoptive , et même dévorer ses petits; car le Coucou, qui se nourrit ordinairement d’Tnsectcs , attaque aussi quelquefois les petits Oiseaux.
L’inutilité et les défauts de cet Oiseau feraient détester toute son espèce, si l’on ne savait qu’en Afrique il existe une variété qui rend des services particulièrement aux liabitansdu Cap de Bonne- Espérance. Comme ce Coucou se nourrit du miel des Abeilles sauvages , très-nombreuses dans
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