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et ses couleurs sont peu variées. Tout le monde connaît la délicatesse de la chair du Faisan, au moins de réputation.
Parmi les Oiseaux distingués par l’éclat de leur plumage, on admire le mâle du Faisan doré de la Chine; aussi ne l’élève-t-on, soit dans son pays soit en Europe, que -pour sa beauté. C’est cet Oiseau que les Chinois se plaisent à représenter sur leur Porcelaines et sur leurs Papiers peints.
LE GEAI.
Cet Oiseau, qui est un peu moins gros qu’un Pigeon, a les mêmes goûts que le Corbeau, mais dans le tems du Gland et des Châtaignes, il les préfère aux menus grains.
Son plumage est varié ; celui du mâle sur-tout est changeant et agréable. Lorsqu’on l’élève jeune on peut lui apprendre à siffler, à parler et à contrefaire les Autres Animaux; mais quoiqu’il s’apprivoise assez facilement, on n’en fait pas grand cas , parce qu’il est colère et voleur.
On fait une chasse au Geai assez singulière, mais elle ne réussit pas toujours. La voici; On prend un Geai privé, on l’étend sur le dos, et dans cette situation on l’attache par les ailes, sans le blesser, en fichant deux petites fourches de bois en terre. On choisit pour cette chasse un lieu assez voisin des bois où se retirent ces Oi-

