lhiver les mâles et les femelles sapparient, cest- à-dire se réunissent par paire, et vont faire en­semble un nid dans quelque pas de Boeuf ou de Cheval, quils recouvrent de leur mieux ; cest que la femelle pond et couve ses oeufs : le mâle reste auprès delle, et laccompagne lorsquelle va chercher sa nourriture ; il partage ensuite tous les soins de léducation de ses petits, et les cou­vre de son aile près de leur mère et dans les champs ; mais cest lorsque le Chasseur les pour­suit , quils redoublent a-la-fois de tendresse et de vigilance ; -c'est alors quils déploient un courage et une adresse dont on ne les croirait pas suscep­tibles. A lapproche du Chien le mâle senvole lentement le premier, comme pour fixer son at­tention, quelquefois même, il feint de se traîner pour lattirer ; à peine est - il à sa poursuite, que la femelle part dun autre côté , et distraitle Chas­seur ; cependant elle revient bientôt vers ses petits, qui sétaient blottis et cachés dans les sillons; el­le les rassemble, et le mâle vient sapplaudir avec elle du fruit de leur, ruse.

11 est peu düiseaux aussi constans dans leurs amours, il en est peu daussi attachés à leurs pe­tits. Ün peut les apprivoiser avec du soin, mais la moindre gêne leur fait regretter leur liberté, et lon en a vu se briser la tête aux barreaux de leur cage, sur - tout dans la saison la femelle sent le besoin de sapparier, et de se choisir un époux digne delle