beaucoup d’agrément et retient même des airs fort longs, qu’on lui apprend avec un petit instrument qui lui doit son nom, la Serinette.
Nous avons observé dans le discours sur les Oiseaux en général qu’il y en a que l’on dresse à faire des tours. Un Naturaliste qui a beaucoup de réputation, assure avoir vu il y a près de quarante ans a la Foire Saint - Germain un Serin qui connaissait les couleurs, choisissait des lettres, formait les mots qu’on lui demandait, indiquait avec des chiffres qu’il allait chercher, les heures et les minutes d’une montre, etc.
Ce qu’il y a de certain, c’est que l’art peut davantage sur cet Oiseau faible, délicat, et même sujet a plusieurs maladies, que sur ceux qui paraissent doués de plus de force et d’adresse. Je ne puis attribuer qu’à cet effort d’intelligence, et à la facilité que cet Oiseau a pour retenir, uns singularité d’autant plus remarquable qu’elle semble contraire à l’ordre de la nature, c’est que l’on voit quelques Serines chanter aussi bien que les mâles.
L E VANNEAU.
Il se distingue aisément à l’aigrette qu’il porte derrière la tête. Son plumage est noir changeant et blanc, avec quelques taches colorées sur les ailes; il se plaît dans les endroits humides, et com-

