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lui pour ces déguisemens, au lieu que lInsecte trouve en porte en lui-même les vêtemens propres aux merveilleuses métamorphoses que nous allons décrire.

Lorsque les oeufs dun Tnsecte éclosent , il en sort, non un Animal semblable a la femelle qui la pondu, mais un Ver ou une Chenille avec des pattes ou sans pattes, et plusieurs yeux; cette Chenille, que les Naturalistes appellent une larve, et qui est très-vorace dans cet état, change plu­sieurs fois de peau sans changer de forme; au bout dun certain tenis , il sort de cette dernière [peau un être tout différent, qui ressemble à un étui pointu, ordinairement roussàtre, quelquefois de diverses couleurs , sans membres distincts, cequi, dans plusieurs especes , cesse de se mouvoir; cest cet être immobile, cette espèce de Fève, qui a une apparence de mort, que les Naturalistes ap­pellent Chrysalide ou Nymphe. En examinant de près cette Chrysalide, on y voit souvent en relief les parties que doit avoir un jour lAnimal par­fait. Après un teins plus ou moins long, îcette Fève se fend , et il en sort un Insecte humide, avec des ailes flasques et courtes, mais en peu din- stans il se sèche, ses ailes se développent, saf­fermissent, et il est en état de voler: voilà ce que les Naturalistes appellent avec raison létat par­fait, car ce nest que sous cette forme que les In­sectes ailés saccouplent et pondent, et ce nest que lorsquils se sont ainsi reproduits quils meurent.