123

w

froids. Les ouvrières passent tout lhiver entas­sées les unes sur les autres, et dans un état den­gourdissement.

Quelques Naturalistes anciens, et daprès eux linimitable Lafontaine , ont donc tort de mettre la prévoyance des Fourmis au nombre de leurs qualités, car cette prévoyance serait inutile; dail­leurs il est certain quelles dévorent avec tant de soin tout ce quon leur jette, que pour avoir un squelette dOiseau ou de tout autre petit Animal bien dépouillé, on na quà le placer près dune fourmilière.

11 y a plusieurs espèces de Fourmis; on les dis­tingue par leur couleur. Il ny a que les mâles et les neutres qui aient un aiguillon piquant et ré­tractile, mais peu dangereux; cependant ces In­sectes ont en général une humeur âcre, qui fait naître quelquefois des pustules sur les parties de la peau quelles parcôurent.

Les Médecins retirent des Fourmis une liqueur, et les Chimistes un acide particulier. Ce quon vend pour la nourriture des Faisans sous le nom cl'oeufs de Fourmis , ne3t autre chose que la Nymphe de cet Insecte. Enfin les Suisses savent les rendre utiles pendant leur vie en les employant à la destruction de quelques autres Insectes qui rongent les feuilles des arbres fruitiers ; mais ce remède est quelquefois pire que le mal.

S

i