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ses sacrées; plus de respect pour la'vieillesse , plus de soumission pour les pareus. L’audace et la licence n’avaient plus de bornes.
Nos contemporains conviendront sans doute que c’est en grande partie aux bons ouvrages qui paraissent depuis vingt ans (pie nous devons l’heureux changement qui s’cst fait dans la jeunesse ; ils lui ont rappelé avec force les devoirs qu’elle avait mis en oubli; ils lui ont peint la vertu avec tous ses charmes et les avantages qu’elle procure t le contentement de soi-même et l’estime des gens de bien.
La multiplicité de ces ouvrages ne doit pas arrêter ceux qui veulent courir la même carrière. Quelle âme honnête ne serait pas heureuse de contribuer de tous ses moyens à l’amélioration de l’espèce humaine ?
J’ai donné deux volumes de Contes pour les jeunes personnes de quinze à dix-huit ans *; celui-ci est fait pour les enlans de neuf à douze. La morale doit être présentée à l’enfance sous toutes les formes et h tous les instans; dépouillée de sa sécheresse, égayée par des récits attachans, elle plaît à tous les âges , et rien ne devient utile que ce qui parvient à plaire.
* Contes d'une Mcrc à sa Fillè, 2 vol. in-12, ornés île jolies gravures. Prix, 6 i'r. Chez Pierre Ul .ucUard, libraire , galerie Moutesijaieu, «• i, au pvemici.

