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avez-vous prises ?- à qui dois-je les resti­tuer? Oh ! monsieur, de quoi me soup- ionnez-vous ? et il se jeta tremblant à ses pieds. Tout cela ma été donné ; je nai ja­mais rien volé à personne. Comment pourriez-vous me persuader que vos ca­marades se soient dépouillés pour vous de ce quils avaient de plus joli ? Lenlant , embarrassé, gardait le silence. On ne men impose point par des larmes ; parlez ; voyous ce que vous avez à dire pour votre justification ?Monsieur; faites appeler Victor, il vous dira quil ma donné ce grand cheval de bois, le sabre quil tenait de sa marraine, et lHistoire de Robinson Crusoë , peinte sur des cartons détachés que lon arrange à volonté. » Victor arriva et convint de ce quavançait Henri ; mais il ne put cacher son étonnement à la vue de tous ces jouets qui avaient appar­tenu à ses camarades. M. Dorville dit à son neveu quun aveu sincère de ses torts pouvait seul lapaiser : « Je veux, conti­nua-t-il , savoir en détail' lhistoire de chacun de ces objels , et de quelle manière