il me pria de laccepter.Et ce beau ré­giment de cavalerie , enfermé dans une cassette de bois de rose? je lavais donné à Victor pour sesétrennes, comment sest- il décidé à vous le céder? Un jour, il sétait oublié au jeu et navait pas fait son devoir : il tremblait de se présenter chez le professeur, et sattendait à être puni ; mais javais travaillé pour lui pendant quil samusait, et je lui remis son thème il ne manquait rien. Jaurais eu assez de temps pour faire aussi lemien ; mais je vou­lais me faire mettre en pénitence , pour que Victor, par reconnaissance, me don- nîit son régiment. Cela ne manqua pas : je parus très-aflligé de la punition que jvais reçue, et mon ami , croyant en être la cause , se priva de ce joli jeu pour men dédommager.»

Henri, toujours questionné par son on­cle , lui lit successivement laveu de toutes les ruses quil avait employées pour duper ses camarades. Sa sincérité le réconcilia un peu avec lui. M. Dorville népargna rien pour le faire rougir de sa conduite.