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CONTE II.

t-A PREMIÈRE EETTRE.

La petite \ictorine entra un jour, en sautant de joie, dans le cabinet de sa mère. Maman , lui dit-elle, combien je suis heu­reuse ! Papa vient de me remettre une lettre de ma bonne amie Adèle ; voyez, elle est à mon adresse. Cest joli, à neuf ans, dêtre comptée pour quelque chose par une grande demoiselle qui en a treize.

5l e DE SANCERRE.

Je conçois que cela doit te faire plaisir $ et cette lettre est-elle bien aimable ? Vou­drais-tu men faire la lecture?

VICTORINE.

Certainement, maman ; je naurai ja­mais rien de caché pour vous; la voici :

LETTRE.

« Je suis trop sensible, chère Victorine, à lamitié que lu mas témoignée, pour