39
%/V%
CONTE IV.
RESPECT A LA VIEIREESSE.
Les en fans <le M. el: de madame de Sen- neterre répondaient aux soins et à la tendresse de leurs parens par l’attachement le plus vrai, une soumission sans bornes, et une application constante à leurs études. L’aîné , qu’on nommait Eugène , était cloué d’une raison prématurée ; il n’agissait presque jamais sans réfléchir ; il s’était accoutumé à observer ce qui se passait autour de lui, à comparer les différentes manières de se conduire dans une même occasion , et il adoptait celle qu’il jugeait lameilleure. Adolphe, qui n’était soncadet que d’un an , avait une vivacité qui ne lui permettait pas de suivre la même méthode ; son premier mouvement le déterminait, et souvent il n’était pas bon : né malin et railleur , il n’épargnait ni les ridicules , ni même les défauts corporels. Les vieilles

