compassion. Une seule réflexion , mon ami : dans quelques années nos chers pa­rons éprouveront sans doute les mêmes in­firmités ; diminueront-elles notre respect pour eux ? Nous-mêmes , si nous vivons long-temps , nous deviendrons vieux et cassés : voudrions-nous alors être un objet de risée pour une jeunesse inconsidérée qui ne mérite pas de vieillir!

ADOLPHE.

Tu mimpatientes avec tes beaux rai- sonnemens ; papa est aussi droit que moi, et si leste, que je ne peux le passer à la course j maman est encore belle, et jamais ils ne ressembleront à cette petite fée Cara- bosse , dont tu ne mempêcheras pas de nie moquer : et quand jaurai fini sur son compte , sa suivante me donnera encore matière à mégayer, avec son air liom- masse , sa grosse voix et sa peau couleur de bronze. Quant à moi, si je deviens vieux , je permets quon se moque de moi j chacun son tour.

EUGÈNE.

Crois-tu quil ny ait que la vieillesse qui