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que tu verras, pour satisfaire ma curio­sité : je vais tattendre ici ; tu nas sûre­ment aucune crainte , puisque ta conduite, bien différente de la mienne, te donne le droit dadmirer des choses que je ne con­naîtrai que par le récit que tu men feras.

Un grand soupir termina le discours du triste Adolphe ; son frère lembrassa ten­drement , lui promit dêtre bientôt de re­tour , et sapprochant de la porte , il ne fit que toucher un bouton dargent doré , les deux battans souvrirent : Adolphe , quoi- quassez éloigné , fut frappé dun grand éclat de lumière qui sortait de la grotte ; en même temps une musique délicieuse se fit entendre; mais la porte se refermant avec bruit , Adolphe ne vit et nentendit plus rien. Il sassit tristement au pied dun arbre, les yeux fixés sur la grotte , et le cœur serré de regret de ne pouvoir par­tager le bonheur de son frère. Il eut tout le temps de réfléchir et de se reprocher sa conduite passée. Ce ne fut quau bout de deux heures que la porte se rouvrit : Eu-