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ses conseils ; mais ma petite maman sera plus indulgente ; je vais lui conter tout ce qui sest passé. Cest une histoire, au moins, et bien intéressante.

Après avoir visité avec ma bonne les boutiques les plus brillantes , nous nous sommes approchées dune table étaient étalés ces mêmes jeux que vous avez vus dans ma chambre. Une petite fille de dix à douze ans paraissait en être la maîtresse; elle ma proposé différens joujoux , avec un son de voix si doux , une grâce et une timidité si touchantes, que jai senti pour elleleplus tendre intérêt. Je lui ai répondu poliment que je navais aucun besoin de ces choses, mais que jétais fâchée qu'elle neut rien qui pût me convenir, parce que jaurais du plaisir à la faire vendre. Lai­mable enfant sest détournée pour cacher de grosses larmes qui coulaient sur ses joues : vivement émue, je lui ai demandé ce qui la faisait pleurer : « Ce nest rien , mademoiselle , ma-t-elle répondu, cela ne mérite pas de vous occuper. » Une vieille marchande doranges, dont la boutique