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chantait des chansons burlesques dont il composait lair et les paroles , et qui fai­saient rire aux larmes les marchands qui lentouraient, et les gens qui passaient sur le pont.

Un des jours les plus durs dun hiver très-froid , Petit-Pierre se morfondait en attendant pratique ; un glaçon pendait à chaque mèche de ses cheveux; il se battait les flancs pour séchauffer, et ny pouvait parvenir : ce qui le fâchait le plus , cétait de navoir rien à faire. Comment eût-il pu être occupé ! les gens à qui leurs chiens étaient chers , nauraient pas voulu les faire sortir du temps quil faisait, quoi­que des milliers de créatures humaines fussent exposées à ses rigueurs. Après deux heures dune ennuyeuse attente, un domestique, enveloppé dun bon garrick, passa près de lenfant, et jetant les yeux sur sa brillante enseigne, il sarrêta devant lui : Est-ce toi, dit-il, qui tonds les chiens, et peut-on te confier un superbe barbet très-précieux à mon maître? Petit-Pierre prit à témoin de son talent les marchands