ÉC O LIE R.
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ment que son fils pourrait obtenir le premier prix. « J’irai à Paris le jour de la distribution, lui écri- « vait-elle; oui, j’espère, mon cher Edouard, que « je verrai enfin tous mes vœux accomplis. Cette « idée me rend mes forces et fait l’objet de mes « plus douces espérances. »
Édouard fit lire ces lignes à Émile. « Tu vois, « lui dit-il, quelles doivent être mes inquiétudes. « Ab ! mon cher Émile, si je n’obtiens pas le prix, « je mourrai de chagrin. Ma mère viendra à Paris « pour la distribution ; et que deviendrai-je si je « ne lui donne pas une couronne? Peut-être qu’elle « s’en retournerait plus malade, et... Je n’ose te « dire tout ce que je crains. »
« Mon ami, lui répondit Émile, nous avons à « présent chacun notre talisman : travaillons; (ai- « sons de nouveaux efforts, et gardons l’espé- « rance. »
Le jour des examens étant arrivé, nos deux écoliers s’en tirèrent à merveille ; et Edouard commença à ne plus désespérer du triomphe. Mais, lorsqu’il fallut composer, il eut de nouvelles inquiétudes. Les deux jeunes amis étaient placés

