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LES CYGNES SAUVAGES.

de cristal, et elle tenait dans ses mains un livre d'images, quon lui avait acheté au prix de la moitié du royaume.

Quils étaient heureux, les jolis enfants ! Mais ils ne devaient pas lêtre toujours, car, après la mort de leur mère, le roi qui était souverain de tout le pays, épousa une méchante reine qui nétait du tout bien disposée pour les pauvres enfants. Ils purent sen apercevoir dès le premier jour des noces qui furent célébrées au château avec un grand luxe et auxquelles on vit affluer beau- boup de monde. Les enfants samusaient à jouer, mais au lieu de leur distribuer toutes sortes de gâteaux et de fruits confits dont il y avait abondance, la belle-mère ne leur donna que du sable dans une tasse à thé, en disant quils navaient quà simaginer que cétait quelque chose de bon.

Une semaine après, la marâtre conduisit la petite Elisa à la campagne, et la plaça dans une pauvre fa­mille de paysans, et à peu de temps de elle avait réussi à tellement prévenir le roi contre les jeunes princes, ses fils, que ce monarque avait complètement cessé de se soucier deux.

« Allez - vous - en par le monde, leur disait la mé­chante reine, envolez-vous et gagnez votre vie ainsi que le font les grands oiseaux sans voix. » Mais elle ne put pas leur faire autant de mal quelle aurait voulu, car ils furent changés en onze magnifiques cygnes sau­vages.