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LE COMPAGNON DE VOYAGE.

Le pauvre Jean était bien triste, car son père était très-malade, si malade quil ny avait plus aucun espoir de guérison. Il veillait seul dans la petite chambre au­près du malade; la nuit était déjà bien avancée, et la lampe, près de séteindre, ne projetait plus quune lu­mière faible et vacillante.

» Jean, tu as toujours été un bon fils, dit le père mourant; le bon Dieu ne tabandonnera pas dans ton pèlerinage à travers la vie ! » Après avoir prononcé ces paroles, et jeté un regard rempli de tendresse et de re­grets sur son fils quil laissait seul sur la terre, le père