LE COMPAGNON DE VOYAGE.

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il ne s'éveilla que lorsque le soleil se levait et que tous les petits oiseaux chantaient à la ronde: «Bonjour! bonjour! n'es-tu pas encore levé!»

Les cloches appelaient les fidèles à léglise: cétait le jour du Seigneur. Les fidèles sen allaient entendre le prédicateur; Jean les suivit, chanta un psaume et en­tendit la parole de Dieu. Il lui semblait être dans léglise il avait été baptisé et il avait chanté des psaumes avec son père.

Autour de léglise se trouvait le cimetière qui était couvert de tombes sur plusieurs desquelles croissaient de grandes herbes. En les voyant, il pensa à celle de son père qui leur ressemblait peut-être, parce quil ny avait personne pour en arracher les herbes parasites et lorner de fleurs. En conséquence il sassit devant une de ces tombes, et se mit à en arracher lherbe; puis il redressa la croix de bois qui était tombée, et remit à leur place les guirlandes que le vent avait enlevées, en pensant: «Peut-être un autre homme fera-1-il la même chose à la tombe de mon père, puisque je ne puis pas le faire moi - même. »

Devant la porte du cimetière se tenait un vieux men­diant appuyé sur sa béquille. Jean lui donna les schil­lings qu'il avait, et, heureux et content, il continua son voyage.

Sur le soir, un orage séleva à lhorizon; notre pè­lerin hâta le pas pour gagner un gîte, mais il fit bientôt

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