T.F. COMPAGNON DE VOYAGE.

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mort de son père. En la voyant si belle, il ne put sem­pêcher den être vivement épris. « Ce nétait certaine­ment pas vrai, pensa-t-il, quelle fût une méchante sor­cière qui fît pendre ou décapiter tous ceux qui ne pou­vaient deviner ce quelle leur demandait. Chacun a la permission de demander sa main, même le plus pauvre mendiant. Jirai donc au château, car je sens quil mest impossible dy renoncer. » Tout le monde le décon­seilla fortement dexécuter son projet, parce que cette entreprise téméraire ne lui réussirait certainement pas mieux quà tous les autres prétendants. Le compagnon de voyage len déconseilla aussi, mais Jean lui répondit quil avait la conviction de réussir. Il brossa ses sou­liers et son habit, se lava le visage et les mains, peigna ses blonds cheveux, et alors il alla tout seul dans la ville, puis au château.

«Entrez! » dit le vieux roi, lorsque Jean frappa à la porte. Jean ouvrit et le roi vint au-devant de lui en robe de chambre et en pantoufles brodées; il avait la couronne dor sur la tête, tenait le sceptre dune main et le globe impérial de lautre. « Attendez un peu ! » dit - il, et il mit le globe sous le bras, afin de pouvoir tendre la main à Jean. Mais en apprenant que cétait un nouvel aspirant à la main de sa fille, le globe et le sceptre lui tombèrent des mains, et il se prit à répandre des larmes si abondantes, quil dut sessuyer les yeux avec sa robe de chambre, le bon vieux roi!

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