LE COMPAGNON DE VOYAGE.

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dinaire; puis tendant sa belle main à Jean, elle lui àit: «Bonjour! mon cher ami!»

Maintenant, Jean devait deviner ce quelle avait pensé. Dieu! quels doux regards elle jetait sur lui! mais à peine eut-il prononcé le mot: souliers, quelle pâlit et trembla de tout son corps; car elle ne pouvait nier quil neut deviné juste !

« Dieu soit loué ! » sécria le vieux roi en entendant cela, et il fit une culbute, tant il était joyeux. Alors tous les assistants se mirent à applaudir le roi, ainsi que Jean, puisquil était le premier qui eût deviné juste.

Le compagnon de voyage fut aussi bien charmé en apprenant lheureux résultat de cette première épreuve. Mais Jean joignit les mains, et remercia de son as­sistance, Dieu qui ne labandonnerait pas non plus dans les deux dernières épreuves quil avait encore à subir. Le lendemain matin, la seconde devait déjà avoir lieu.

La soirée sécoula comme la précédente. Quand Jean fut endormi, le compagnon de voyage vola vers la princesse quil suivit de nouveau jusquà la montagne en la fouettant encore plus fort que la veille, car il sétait muni de deux verges cette fois. Personne ne le vit, et il entendit tout ce qui se dit. La princesse de­vait penser à ses gants, et le compagnon de voyage ne manqua pas de le rapporter à Jean, comme sil avait eu un rêve. Cest pourquoi le jeune homme put facilement deviner; ce succès causa un telle joie au château, que