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tude couvrait toutes les avenues du château. Les cris confus qu’ils faisaient entendre ne laissaient plus aucun doute sur leurs desseins hostiles. Théo- linde tressaillit d’épouvante, et s’écria: «Dieu! que vois-je ?« La petite Adelina, remarquant la frayeur de sa mère, se mit à pleurer et à pousser des cris lamentables. La pauvre mère chercha à la consoler de son mieux, puis se jeta à genoux, et, en versant d’abondantes larmes, elle supplia le Seigneur de ne point lui retirer son secours dans ce moment terrible. Un peu fortifiée par sa fervente prière, elle s’empressa de rassembler ses bijoux les plus précieux, tandis que les chaînes du pont-levis qu’on retirait, faisaient entendre un bruit sourd et sinistre.
Il était impossible que la faible garnison de Haute-Roche opposât une sérieuse résistance à un si grand nombre d’assaillants. Le château était investi de toutes parts. Déjà un fort détachement dressait des échelles dans les fossés du jardin, et se préparait de ce côté à l’escalade. Le lugubre tocsin du donjon de Haute-Roche, retentissant dans les vallons d'alentour, appelait aux armes la population du voisinage; mais cette dernière ressource d’une forteresse aux abois ne fut d’aucun secours. *On franchit sans résistance les murailles du jardin,

