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Tbéolinde vit limminence du danger auquel un plus long retard lexposerait, et se décida facilement à suivre lavis de son fidèle domestique. »Oui, | mon brave Jacques,» dit-elle, «je conçois le péril qui menvironne de toutes parts. Il a plu à la Pro­vidence de menvoyer un terrible malheur, la mort de mon époux; mais je regardais comme un mal­heur non moins horrible celui de tomber entre les mains dun homme tel que Grimmo. Or, quelque pénible que soit pour moi lidée dabandonner mon château et mes propriétés, jen conçois la nécessité; et je remets en toute confiance mon sort et celui de mon enfant à la protection divine, à votre pru­dence et à votre dévouement. Ainsi vous pouvez être certain que je me trouverai prête à lheure indiquée.»

Après avoir reçu cette assurance, Jacques séloigna de peur dêtre surpris par le chevalier, qui pouvait rentrer dun moment à lautre. Tbéolinde chercha donc à instruire son Adelina de leur prochain départ; lintelligence de cette jeune enfant était déjà capable de concevoir une partie des dangers auxquels sa mère et elle étaient exposées en restant plus long- i temps an château.

Théolinde, dépouillée de toutes ses richesses,