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Mathilde partit aussitôt avec Agnès, et trouva son fidèle Jacques étendu sur un lit dans la hutte du chasseur. Son affaissement était déjà mortel: il avait été frappé d’un coup d’apoplexie, et n’avait plus guère la force de parler. Le curé du village voisin, appelé à la hâte, arriva promptement, lui administra les saints sacrements, et l’assista des secours de la religion jusqu’à son dernier soupir.
Le troisième jour après son décès, la dépouille mortelle du respectable vieillard fut, d’après les démarches de Mathilde, déposée au cimetière du village voisin, et l’on y chanta une messe solennelle pour le repos de son âme. Le coeur de Mathilde saigna encore long-temps au souvenir de la perte de cet ami fidèle, dont la prévenante activité, les sages conseils et l’appui lui étaient si utiles dans sa triste position; et ce ne fut qu’avec beaucoup de peine qu’elle put s’habituer à pourvoir elle- même à tout; enfin, pourtant, sa douce résignation à la volonté de Dieu adoucit et cicatrisa les profondes plaies de son coeur.

