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«Cependant, mon garçon, les gens qui possèdent beaucoup dor passent pour très-beureux. Avec de lor on peut tout avoir.*!

«Diantre! ah! sil en est ainsi, donnez-la moi. Nous avons un voisin qui est malade de chagrin. Il ne peut ni dormir ni manger; il est toujours triste et abattu; je vais lui donner cette petite pièce dor, pour quil sachète la santé, le sommeil, lappétit et la gaieté.**

«Oh! oh! tout ce que tu dis ne peut sacheter, mais il y a une foule de choses belles et utiles que lon peut acheter quand on a de lor.*<

«Hum ! nous autres gens de la montagne nous avons tout ce quil nous faut: nous jouissons même de beaucoup de belles et bonnes choses dont nous pourrions nous passer au besoin. Notre petit champ, notre jardin, notre prairie, nos troupeaux de bre­bis et notre forêt nous fournissent abondamment du pain, des fruits, des légumes, du lait, du miel, de la laine, du chanvre et du bois; je ne puis mimaginer ce quil nous faudrait encore de plus.** Le chevalier, surpris autant que charmé des répliques judicieuses de ce jeune montagnard, se dit à lui-même: «Heureux enfant! habitué dès le berceau à une vie frugale, élevé loin de la corruption du