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nies fils. Pensez que cest voire père qui vous tend la main. Tout ce que Benno pourra faire pour vous soulager, il le fera; tout ce que ma pauvre cellule renferme, est à votre service. Venez, asseyez-vous sur ce banc de mousse à lombre du pommier, car vous devez être fatigué de la montée, et sans doute aussi vous avez faim et soif. Jirai tantôt chercher des provisions pour le temps de votre séjour. Je trouverai tout ce quil faut à une grande ferme assez éloignée dici, et voilà de quoi attendre mon retour. Je vous offre toutes les provisions de ma cellule, je reviens dans linstant.»

A ces mots, Benno tira dune espèce darmoire une cruche de grès, deux gobelets, une petite miche et une corbeille pleine de fruits. Il posa tout cela sur la table, et dit: «Prenez, noble chevalier; cest tout ce que je puis vous offrir en ce moment; dailleurs lappétit est le meilleur des cuisiniers, et vous nen manquez pas, je pense.«

«Ah! bon père Benno,» répondit le chevalier, »je ne pense guère dans ce moment à manger et à boire. Je suis si affligé...»

»I 1 11e faut jamais lêtre,» interrompit le père Benno ; «vous devez songer sans cesse que les afflictions mêmes vous viennent de la main de Dieu.