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aux enfants de petites images et des médailles, dont ils témoignèrent une grande joie. Quand le vénérable ermile aperçut la petite Agnès, il dit à la paysanne:
«Quelle est cette petite? Une joueuse de luth à ce que je vois;« et après l’avoir regardée attentivement, il ajouta en lui-même: «Ciel! cette enfant est jolie comme un ange, et quel air de douceur et de modestie! ... Eh bien! mon enfant,» re- prit-il, s’adressant à Agnès, «joue et chante-nous quelque chose, ce que tu sais de plus beau, mais seulement un couplet.»
«De ma plus belle romance?» demanda Agnès; «eh bien! je vais vous chanter le couplet du muguet.»
«Soit,» dit le père llenno. «Le muguet, la fleur de l’innocence, ton emblème. Voyons, chante- nous cela.»
Agnès prit aussitôt son luth, l’accorda de nouveau, et préluda un instant. Quand Benno remarqua la manière gracieuse avec laquelle elle tenait son instrument et l’élégance de sa pose, il ne put s’empêcher de s’écrier plein de surprise:
«En vérité, voilà un jeu parfait, cette jeune lille n’a pas eu un maître ordinaire.»

