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joueuse de lulli, s’étaient rendus à l’ermitage et avaient construit, à l’entrée, un arc de triomphe en feuillage, orné de guirlandes et de couronnes de lleurs; ils avaient également orné les portes de la chapelle, delà cellule; même les troncs des arbres étaient entourés de guirlandes. Le chevalier Adel- bert, aidé de son écuyer, nommé Marquard, et qui était venu rejoindre son maître, se montrait fort empressé à aider les bons paysans, et à disposer avec goût les embellissements. Durant cette agréable occupation, tous deux chantaient les couplets suivants :
Dieu, vous ('tes pour nous le plus parfait amour ;
Tout ce que nous voyons nous le dit chaque jour, L’étoile du matin, la terre vaporeuse,
L’astre éclatant du jour, la nuit silencieuse.
L’oiseau, nourri par vous, chante joyeusement;
Sur son branchage vert, il dit en voltigeant:
Mortels, reconnaissez l’auteur de la nature,
L’homme est ainsi que moi sa faible créature.
Dans nos bois, dans nos champs votre main a semé Cette moisson de fleurs dont l’air est embaumé:
Leur parfum nous invite à la reconnaissance,
Et révèle partout votre toute-puissance.
L’éclat si varié de mille et mille fleurs Qui répandent partout leurs suaves odeurs,

