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que vous me causez! Mais ces décorations sont disposées avec un goût, une élégance que ne connais­sent pas de simples campagnards... Adelbert, jy reconnais ta main. Tu as voulu me ménager une surprise, je ten prépare une plus grande encore, tes fleurs, ces guirlandes, viennent bien à propos pour embellir le plus beau jour de ta vie.« Il lit signe alors à Adelina de savancer; elle arriva avec son luth. «Voyons, charmante enfant, lui dit-il en la prenant parla main, cache toi sous cette charmille; tu y chanteras le couplet de la violette aussitôt que je ten donnerai le signal. Tu te rappelleras bien encore toutes les leçons que je tai données en route.»

«Oh ! oui, très-bien, bon père Benno,« répondit Adelina : «je ne manquerai pas de les suivre de point en point;» puis elle alla se cacher sous le berceau.

Dès que Benno se vit seul, il haussa la voix et appela: «Chevalier Adelbert! êtes-vous? venez donc.» Le chevalier accourut, on aurait dit quil avait des ailes.

Adelbert, sétant approché, lui dit: «Vous voilà enfin, père Benno; je me fatiguais à regarder du côté par vous étiez descendu ce matin; vous êtes donc revenu par une autre route?»