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CHAPITRE XVIII.

Le soir de la vie.

Hirlanda mérite, par sa résignation au sein des plus rudes traverses de la vie, le beau titre dhéroïne i chrétienne.

Dieu se plut à récompenser tant de vertus modestes par les délices les plus pures et les plus constantes dune heureuse union. Le comte Arthur était rede­venu pour elle le plus aimant des époux; mais à sa tendre affection se mêlait aussi un sentiment de reli­gieuse vénération pour la femme qui avait supporté sans faiblir tant de pénibles épreuves. Il admirait le triom­phe de cette ame angélique, dont la foi chrétienne était restée linébranlable appui

Hirlanda finit sa carrière honorée et bénie. Elle avait prié que son tombeau fût érigé dans labbaye de ^ Saint-Malo; sa dernière volonté fut accomplie. Elle y reposa près de son époux, non loin des cendres du vénérable abbé qui avait été son sauveur après Dieu.

Ici se termine cette histoire véritable, puisée dans les chroniques de lancienne Bretagne. Ajoutons-y quelques réflexions simples:

La patience et la résignation dans les jours dépreuve que la Providence nous envoie;

Le pardon des injures;

Le bien rendu pour le mal ;