ET LE SOMNAMBULE.
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« Je vois ce que c’est, ajouta-t-elle avec sa parfaite bonté, tu n’oses me dire le sujet de tes cris. Tant mieux ; c’est signe que tu en éprouves quelque honte. Je ne te gronderai donc pas. » Alors d’un mouvement plein de tendresse elle me releva la tète, et me mit un baiser au front.
« Ecoute, continua-t-elle après que je lui eus rendu sa douce caresse, et que j’eus repris mon air joyeux; ce n’est pas un conte que je vais te dire aujourd’hui, c’est du vrai. C’est de moi-même que je vais t’entretenir.
« Quand j’étais à ton âge, cher petit, je n’étais pas plus parfaite que toi; j’avais même plus d’un défaut que tu n’as pas, et qui m’attirait fréquemment de graves réprimandes et de sévères reproches de la part de ma mère. Mais ce

