ET LE SOMNAMBULE.

27

« Je vois ce que cest, ajouta-t-elle avec sa parfaite bonté, tu noses me dire le sujet de tes cris. Tant mieux ; cest signe que tu en éprouves quelque honte. Je ne te gronderai donc pas. » Alors dun mouvement plein de ten­dresse elle me releva la tète, et me mit un baiser au front.

« Ecoute, continua-t-elle après que je lui eus rendu sa douce caresse, et que jeus repris mon air joyeux; ce nest pas un conte que je vais te dire aujour­dhui, cest du vrai. Cest de moi-même que je vais tentretenir.

« Quand jétais à ton âge, cher petit, je nétais pas plus parfaite que toi; javais même plus dun défaut que tu nas pas, et qui mattirait fréquemment de graves réprimandes et de sévères re­proches de la part de ma mère. Mais ce