98 PAUL
a servante. Elle me mit (lès le lendemain « dans une pension auprès de Paris, où j’ai des « maîtres de toute espèce : ils m’enseignent, « entre autres choses, l’histoire, la géographie, «la grammaire, les mathématiques ; mais j’ai a de si faibles dispositions pour toutes ,ces « sciences, que je ne profiterai pas beaucoup « avec ces Messieurs. Je sens que je suis une « pauvre créature qui a peu d’esprit, comme « ils le font entendre. Cependant les bontés de « ma tante ne se refroidissent point. Elle me « donne des robes nouvelles à chaque saison. « Elle a mis près de moi deux femmes de « chambre, qui sont aussi bien parées que de « grandes dames. Elle m’a fait prendre le titre « de comtesse ; mais elle m’a fait quitter mon « nom de La Tour, qui m'était aussi cher « qu’à vous-mème, par tout ce que vous m'avez « raconté des peines que mon père a souffertes a pour vous. Elle, a remplacé votre nom de « femme par celui de votre famille, qui m’est « encore cher cependant, parce qu’il a été le « vôtre. Me voyant dans une situation aussi « brillante, je l'ai suppliée de vous envoyer « quelques secours. Comment vous rendre sa

