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avec lesquels il est si doux de vivre et de mourir.

Quoiquil soit dilücile , lui répondit ce jeune homme, de parler toujours de soi avec sincérité, vous nous avez fait un si bon accueil, que je vous raconterai volontiers toutes mes aventures, bonnes et mauvaises.

Je mappelle Amasis. Je suis àThèbes en Égypte , dun père riche. Il me fit élever par les prêtres du temple dOsiris. Ils m'ensei­gnèrent toutes les sciences dont lÉgypte s'ho­nore ; la langue sacrée, par laquelle on com­munique avec les siècles passés , et la langue grecque, qui nous sert à entretenir des rela­tions avec les peuples de lEurope. Mais ce qui est au-dessus des sciences et des langues , ils mapprirent à être juste, à dire la vérité, à ne craindre que les dieux , et à préférer à tout la gloire qui sacquiert par la vertu.

Ce dernier sentiment crût en moi avec lâge. On ne parlait depuis longtemps en Égypte que de la guerre de Troie. Les noms dAchille, dHec­tor et des autres héros, mempêchaient de dor­mir. Jaurais acheté un seul jour de leur renom­mée par le sacrifice de toute ma vie. Je trouvais