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ÉTDDES

donner des bornes à sa magnifique carrière; en vain ils élèvent du sein des mers australes et boréales de nouveaux continents qui ont leurs vallées, leurs montagnes et leurs clartés : le père du jour renverse de ses flèches de feu ces ouvrages fantastiques, et, sans sortir de son trône, il reprend lempire de lunivers. Rien néchappe à sa chaleur féconde. Du sein de lOcéan il élève dans les airs les fleuves qui vont couler dans les deux mondes. Tl ordonne aux vents de les distribuer sur les îles et sur les continents. Ces invisibles enfants de lair les transportent sous mille formes capricieuses. Tantôt ils les étendent dans le ciel comme des voiles d'or et des pavillons de soie, tantôt ils les roulent en forme dhorribles dragons et de lions rugissants qui vomissent les feux du ton­nerre. Ils les versent sur les montagnes dau­tant de manières différentes, en rosées, en pluies, en grêles, en neiges, en torrents impé­tueux. Quelque bizarres que paraissent leurs services, chaque partie de la terre nen reçoit, tous les ans, que sa portion deau accoutumée. Chaque fleuve remplit son urne, et chaque naïade sa coquille. Chemin faisant, ils déploient