DE LA NATURE.

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tiges divergentes, et le pavot les porte droites. On trouve encore dans les blés la nielle, qui sélève à la hauteur de leurs épis, avec de jolies fleurs purpurines en trompette ; et le convolvu- lus à fleur couleur de chair, qui grimpe autour de leurs chalumeaux et les entoure de verdure comme des thyrses. Il y a encore plusieurs autres végétaux qui ont coutume dy croître et dy former d agréables contrastes ; la plupart exhalent de douces odeurs, et quand le vent les agite, vous diriez, à leurs ondulations, d'une mer de Verdure et de fleurs. Joignez-y un cer­tain frissonnement d'épis fort agréable, qui in­vite au sommeil par un doux murmure.

Ces aimables forêts ne sont pas sans habi­tants. On voit courir sous leurs ombrages le scarabée vert à raies dor, et le monoréros, couleur de café brûlé. Ce dernier insecte se plaît dans des fumiers de cheval, et il porte sur la tète un soc dont il remue la terre comme un laboureur. Il y a encore plusieurs contrastes charmants dans les mouches et les papillons qui sont attirés par les fleurs des moissons, et dans les mœurs des oiseaux qui les habitent. Lhirondelle voyageuse plane sans cesse à leur