DE LA NATURE.

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vette, le verdier et tous les oiseaux qui chan­tent, ont leur poste favori. Il est très-remar­quable que partout ils ont linstinct de se rapprocher de lhabitation de lhomme : sil y a une cabane dans une forêt, tous les oiseaux chantants du voisinage viennent sétablir aux environs; on nen trouve même qu'auprès des lieux habités. Jai fait plus de six cents lieues dans les forêts de la Russie, et je ny ai jamais vu de petits oiseaux qu'aux environs des vil­lages. En faisant la visite des places dans la Fin­lande russe, avec les généraux du corps du gé­nie je servais, nous faisions quelquefois vingt lieues dans un jour sans rencontrer sur la route ni village ni oiseau. Mais quand nous apercevions voltiger des moineaux dans les arbres, nous jugions que nous étions près de quelque lieu habité : cet indice ne nous a jamais trompés. Je le rapporte dautant plusvolontiers, quil peut quelquefois servir à des gens égarés dans les bois. Garcilaso de La Yega raconte que son père, ayant été détaché du Pérou avec une compagnie dEspagnols, pour faire des dé­couvertes au delà des Cordilières, pensa mou­rir de faim au milieu de leurs vallées et de leurs