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tre en santé. Connue il était transporté de fureur contre cette princesse, il lui dit cent choses brutales, à quoi elle répondit toujours avec une fermeté et une grandeur d’âme dignes d’une héroïne comme elle était. Enfin, après l’avoir gardée quelques jours prisonnière, il la fit conduire au sommet d’une montagne extrêmement haute, et il y arriva lui- même un moment après elle. Dans ce lieu, il lui annonça qu’on l’allait faire mourir d’une manière qui le vengerait des tours qu’elle lui avait faits. Ensuite ce perfide prince montrabarbarementà Finette un tonneau tout hérissé, par dedans, de canifs, de rasoirs et de clous à crochet, et lui dit que, pour la punir comme elle le méritait, on allait la jeter dans ce tonneau, puis le rouler du haut de la montagne en bas.
Quoique Finette ne fût pas Romaine, elle ne fut pas plus effrayée du supplice qu’on lui préparait que Régulus l’avait été autrefois à la vue d’un destin pareil. Cette jeune princesse conserva toute sa fermeté et même toute sa présence d’esprit. Riche- Cautèle, au lieu d’admirer son caractère héroïque, en prit une nouvelle rage contre elle et songea à hâter sa mort. Dans cette vue, il se baissa vers l’en-

