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I.K ROBINSON
et fui tellement entraîné vers le sud-est que l’on ne savait où l'on était. Une tempête affreuse suecéda, et mit le navire dans le plus grand péril; les mâts furent fracassés et jetés à la mer. Trois jours et trois nuits s’écoulèrent dans cette terrible situation ; le vaisseau, ouvert en plusieurs endroits, laissait pénétrer une telle quanti té d’eau que les pompes n’y pouvaient plussuffire. L’équipage étaitépuisé de fatigue et entièrement découragé. Pour comble de malheur, le capitaine, qui était sur le pont pour donner ses ordres et animer les matelots, fut enleve par une lame; le second, qui prit le commandement, n’avait ni son sang-froid ni son autorité. On découvrit, au point du jour, une côte éloignée d’environ une lieue; l’équipage demanda à se jeter dans les chaloupes pour tâcher d y aborder, et, malgré le refus du commandant, les matelots les lancèrent à la mer, et il se trouva heureux qu’ils voulussent bien l’y recevoir. Les hommes y descendirent tous, les mousses s’y jetèrent aussi; l'élix voulait en faire autant, mais il n v avait plus de place, et elles parais-

