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KF. ROlilVSON

entièrement délassé. Je me mis à songer à ee <|ueje devais faire; et voici ce que je me dis a moi-même : « le suis tout seul dans un pays que je ne connais nullement, et je risque dy mourir de faim. Du haut de ces arbres je vois une montagne bien haute; si je pouvais grimper jusquau sommet, je découvrirais tout le pays; je verrais des maisons et des hommes. Sans doute ils auraient pitiéde moi et me donneraient du pain. Je moffrirais pour les servir; jaimerais mieux travailler pour eux que dêtre ainsi abandonné, puisque je nai ni lâge ni la force de pourvoir à mes besoins. Jai toujours désiré dêtre mon maître et de nobéir à personne. Combien jétais insensé ! Maintenant je vaisoù je veux, je fais ce quil me plaît, et je nai jamais été si malheureux. O ma bonne mère ! si je pou­vais retourner auprès de vous, avec quel plai­sir je ferais tout ce que vous me commande­riez! Jai bien mérité mon sort par mon indocilité, et je reconnais que Dieu me punit justement. » Deux ruisseaux de larmes cou­laient le long de mes joues à ces tristes-