I)E DOIZE ANS.

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air attendri; tout en lui exprimait le plus vif intérêt. Je ne pus y être insensible. « Voilà donc, dis-je en soupirant, le seul ami qui me reste; mais ai-je mérité den avoir? Com­ment me suis-je comporté avec mes camara­des? Je voulais toujours les dominer; je n'vais pour eux ni égards ni complaisance. Ob! si jen avais un seul pour compagnon de ma vie solitaire, combien je laimerais, combien je serais empressé de lobliger! » Cependant je rendais à mon bon Castor ses touchantes caresses, et je finis par me trouver heureux de l avoir près de moi.

11 fallait songer à ma subsistance, puisque je ne pouvais plus compter que sur moi- même. La faim me pressait, et je navais que quelques citrons qui me rafraîchissaient, mais ne me nourrissaient pas. Jexaminai > avec plus de sang-froid, du haut de la mon­tagne, tous les lieux environnants, pour ar­rêter celui je ferais ma demeure. Je vou­lais me rapprocher du rivage de la mer, j'espérais trouver des coquillages pour ma nourriture; mais, du côté opposé à celui