U. ROBINSON
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de certaines plantes filandreuses qui croissaient en abondance dans les t'entes des rochers. Je fis de cette manière une espèce de cloison à trois laces, niais elle était tout à jour; pour la rendre plus serrée et plus solide, j’entrelaçai d’autres branches dans tous les sens. Je parvins, à force de travail et de constance, à faire trois murailles assez fortes, solidement appuyées sur quatre colonnes ; le devant était encore tout ouvert, il s’agissait de le fermer en partie et d’y faire une espèce de porte; c’était là le difficile, et mon imagination ne me fournissant aucun moyen, je m'assis devant mon imparfait ouvrage et je me mis à pleurer. Après avoir perdu une heure dans d’inutiles plaintes, j’eus honte de ma faiblesse. «Je ne suis pas encore un homme, me dis-je, mais je dois le devenir; mes forces augmenteront tous les jours, et ce qui me parait impossible à présent me deviendra facile quand je serai plus grand. Je dois donc mécontenter de ce quejepuis faire, en attendant que l’âge me donne de nouveaux moyens. » Le soleil inc brûlait pendant que

