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.T'avais appris à bord que ce sont des cannes qui le produisent; je ne doutai pas que je n’eusse trouvé cette précieuse plante. J’en mangeai beaucoup, et je me sentis rafraîchi et fortifié par cet excellent jus. Je coupai une douzaine de ces cannes, et, marchant avec un nouveau courage, je gagnai le petit bois, qui était presque tout composé de citronniers. «Vivat! Félix, m’écriai-je, nous allons avoir de la limonade! » La façon n’en fut pas difficile ; j’exprimai dans une tasse de coco les jus réunis de quelques citrons et d’une canne à sucre, et j’obtins une boisson aussi agréable que saine. Le soleil étant alors dans toute sa force, je me couchai sur le gazon et m’endormis profondément. À mon réveil, un vent rafraîchissant se faisait sentir, et m’invitait à continuer mon voyage. Avant de sortir du bois, je fis une découverte qui me fut très agréable; c’étaient des arbres qui ont beaucoup de rapport avec nos acacias ; ils portent de belles fleurs, et sont couverts de fortes épines qui croissent trois par trois, ellessont si pointues qu’on pourrait en faire une arme

