99 LE ROBINSON UE DOUZE ANS.

dont je fus saisi me fit taire des extravagances ; j appelai Castor, je le baisai, je le serrai con­tre ma poitrine, comme pour la lui faire par­tager; le bon animal me rendait mes caresses sans en connaître le motif. Je me mis ensuite à courir et à sauter comme si javais perdu lesprit. Quand je fus un peu plus tranquille, je songeai que cétait à Dieu que je devais le bonheur qui me transportait, et je len re­merciai du fond du cœur. La nuit étant ve­nue, je fis rentrer mes bêtes dans le parc, et je me retirai avec mon chien dans ma cabane, je retrouvai avec un grand plaisir mon ex­cellent lit de feuilles sèches.