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Lli ROBINSON
cabane; j allumai un bon feu et je les fis rôtir ; je mis aussi les œufs dans les cendres, d me préparai un dinerforlifiaut. J étais cependant moins occupé de ce que je faisais que du projet de retourner bientôt au lieu où je voulais établir ma demeure pour l’hiver. Au moyen du feu, j’espérais me frayer un passage pour entrer dans la caverne. Le coffre que j’avais trouvé m’occupait aussi beaucoup; je me creusais la tête pour imaginer comment je pourrais l’ouvrir ; je voulais deviner ce qu'il pouvait contenir, et je me perdais dans mes conjectures. « Si c’étaient des habits, me disais-je, ils viendraient bien à propos; bientôt les miens vont tomber en lambeaux, et si je suis nu, je ne pourrai supporter l’ardeur du soleil. Si j’y trouvais des ai'mes, je pourrais' tuer des oiseaux, et beaucoup de ces espèces de lièvres qui m’ont déjà fourni de si bons rôtis; je suis toujours bien sûr qu’il y a dans ce coffre des choses qui me seraient fort utiles ; n’est-il pas malheureux que je ne puisse m’en rendre maître?»
Pendant que mon dîner cuisait, je m’occu-

