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LE ROBISSOX

quand le hois fut bien embrasé, je saisis un brandon allumé et je courus au rocher. Je lintroduisis au milieu des racines et des brous­sailles qui en fermaient l'ouverture; In flamme se communiqua rapidement de 1 une à lau­tre, et produisit une fumée si épaisse que je ne pouvais plus distinguer la caverne. Le feu dévora en moins dune heure tout ce qui était au dehors ; de il gagna lintérieur, il consuma tout ce qui était propre à lui servir daliment ; puis il parut sêtre éteint. La fu­mée diminua peu à peu et me laissa aperce­voir une ouverture dont la hauteur surpassait de bien peu la mienne, mais qui avait la lar­geur ordinaire dune porte. J allais y entrer avec ma vivacité ordinaire; mais de nouveaux tour billons de fumée noire et infecte en sor­tirent tout à coup et pensèrent me suffoquer. Je méloignai promptement, et jallai mas­seoir à quelque distance pour réfléchir sur ce que javais à faire. Je compris que le feu que javais cru éteint brûlait encore sous sa cendre, et quil y couverait peut-être plus dun jour. Je vis la nécessité de modérer mon