DE DOUZE ANS.

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vent, la campagne était inondée, et je mar­chais dans leau jusquaux genoux. Oh! com­bien je me trouvais heureux davoir une de­meure solide qui pût me garantir de ces ter­ribles orages! Je formai sur-le-champ le projet de la rendre encore plus close en bou­chant, dans ces occasions, la fenêtre que j'y avais faite. J'éprouvais de vives inquiétudes pour ma cabane de feuillage, pour mon parc et pour mon bétail ; mais je ne pouvais voya­ger ce jour-; il fallait laisser aux eaux le temps de sécouler. Je pris le chemin du ri­vage; les flots agités y avaient entraîné une si grande quantité de coquillages que jen lis une ample provision. Javais vidé dans un coin de ma grotte le sac que javais trouvé plein de clous; il métait très utile pour y mettre ce que je voulais emporter. Je le rem­plis celle fois de coquilles de Saint-Jacques, d'huîtres, de moules, et de certains coquilla­ges qui, ayant la forme de couteaux, étaient fort tranchants, et pouvaient me tenir lieu du couteau que j'avais cassé.

Après avoir déposé tout cela dans ma ca-