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1/A DROITE PRINCESSE
dit qu’elle devait pardonner à la violence de sa passion la hardiesse qu’il avait eue d’enfoncer sa porte. Il finit en voulant lui persuader, comme il l’avait fait à ses sœurs, qu’il était de son intérêt de le recevoir pour époux au plus vite. Il dit encore à Finette qu’il ne savait pas où s’étaient retirées les princesses ses sœurs, parce qu’il ne s’était pas mis en peine de les chercher, n’ayant songé qu’à elle. L’adroite princesse, feignant de se radoucir, lui dit qu’il fallait chercher ses sœurs, et qu'a- près on prendrait des mesures tous ensemble ; mais Riche-Cautèle lui répondit qu’il ne pouvait se résoudre à aller trouver les princesses, qu’elle n'eût consenti à l’épouser, parce que ses sœurs ne manqueraient pas de s’y opposer, à cause de leur droit d’aînesse.
Finette, qui se défiait avec raison de ce prince perfide, sentit redoubler ses soupçons parcette réponse : elle trembla de ce qui pouvait être arrivé à ses sœurs, et se résolut de les venger du même coup qui lui ferait éviter un malheur pareil à celui qu’elle jugeait qu’elles avaient eu. Cette jeune princesse dit donc à Riche-Cautèle qu’elle consentait sans peine à l’épouser; mais qu’elle était persuadée que les mariages qui se faisaient le soir étaient toujours malheureux ; qu’ainsi elle le priait de remettre la cérémonie de se donner une foi réciproque au lendemain matin : elle ajouta qu’elle l’assurait de n’avertir les princesses de rien,et lui dit qu’elle le priait de la laisser un peu de temps seule pour penser au ciel; qu’ensuite elle le mènerait

